• Voyage à Pitchipoï, de Jean-Claude Moscovici

    Voyage à PitchipoïCe livre m'a été offert à ma demande pour Noël.

    Jean-Claude Moscovici (né en 1936, il a actuellement 74 ans) est un pédiatre qui a écrit un seul livre, Voyage à Pitchipoï, témoignage de son enfance durant la Seconde Guerre Mondiale. Il y raconte les événements conduisant à sa déportation à Drancy avec sa petite soeur, qui avait deux ans à l'époque.


    Quatrième de couverture :

    " Voyage à Pitchipoï raconte la tragédie d'une famille juive, en France, pendant la guerre.
    En 1942, l'auteur de ce livre avait six ans. Sa famille fut arrêtée, par des gendarmes allemends et français, et déportée.
    Le narrateur et sa petite soeur furent d'abord confiés à des voisins jusqu'à ce que le maire du village fasse appliquer la décision du capitaine SS, Commandeur de la région et responsable des mesures de répression antisémite : "L'accueil d'enfants juifs dans des familles françaises est indésirable et ne sera autorisé en aucun cas." Les deux enfants furent alors enfermés dans une prison, puis transférés au camp de Drancy, où la petite fille tomba malade par malnutrition.
    Sortis miraculeusement du camp, il retrouvèrent queques mois plus tard leur mère qui avait réussi à s'échapper lors de son arrestation et n'avait pas été reprise, malgré les portes qui s'étaient souvent fermées lorsqu'elle avait demandé de l'aide.
    Après des mois de vie clandestine, à la Libération, ils revinrent dans leur maison vide et abandonnée.
    Ils ne devaient jamais revoir leur père. "


    Passages à remarquer, citations :

    " Nous n'avions plus de téléphone. Alors ma mère couru à la poste. C'était assez loin et il y avait une côte à monter. Elle arriva essoufflée et voulut téléphoner à un médecin, mais la postière, qui pourtant connaissait bien mes parents, et était venue bien des fois à la maison, refusa qu'elle le fasse. Ma mère, en pleurs, lui expliqua ce qui se passait, mais la postière lui rappela l'interdiction aux Juifs d'utiliser le téléphone, et lui refusa l'accès à la cabine. La vie d'un petit enfant juif semblait bien peu lui importer.
    [...] A la fin du mois d'août, ce fut l'anniversaire de ma soeur qui allait avoir deux ans.
    Un après-midi, ma grand-mère sortit pour lui acheter une poupée. Dans la rue, elle croisa le nouveau maire du village. Détail marquant : il avait fait construire pour sa femme, de santé fragile, un chalet dans la forêt où nous allions parfois nous promener. Elle venait se reposer dans le silence bruissant des bois et le parfum des pins. Mais le pavillon; peu fréquenté, finit par être saccagé et avec le temps, disloqué par les racines des arbres, envahi par les ronces et la bruyère, et comme digéré par la nature. Cet homme, époux généreux et sans doûte bon père, toisa ma grand-mère, et lui rappela sèchement que les Juifs n'étaient pas autorisés à sortir si tôt dans la journée. Alors elle revint sur ses pas, et rentra à la maison. "

    " On parlait souvent d'un endroit où nous irions peut-être après Drancy, qui s'appelait Pitchipoï. Peut-être y retrouverions-nous nos parents ? C'était un lieu mystérieux où certains étaient déjà partis, mais dont personne ne semblait avoir de nouvelles. C'était à la fois la promesse de la liberté et l'angoisse de l'inconnu. Pitchipoï revenait souvent dans la conversation. On était toujours un peu en partance pour Pitchipoï.
    De temps en temps, dans la grande cour, on assistait au suicide de personnes qui se jetaient du quatrième étage sur l'avancée en béton surplombant le rez-de-chaussée. On venait tout de suite les prendre sur une civière. On s'habituait à assister à de tels spectacles. "


    Commentaires :

    C'est un livre assez simple qui conviendrait plutôt à des enfants d'une dizaine d'années par son objectivité, sa faible longueur et la simplicité des phrases qui paraissent sortir de la bouche de ce petit enfant... C'est presque de la naïveté, de l'innocence.
    Ce livre relate seulement les faits résumés de manière simple, l'auteur ne se perd pas dans des digressions philosophiques ou des détails. Les différents événements sont racontés de manière synthétique et générale. L'enfant se plie aux ordres des Allemands, il n'essaie pas de résister (c'est normal, à son âge!). Même si les sentiments de l'auteur ressortent peu, certains passages figurent sa peur (notamment lors de l'arrivée des SS pour les embarquer).

    Pitchipoï est le nom donné par les déportés juifs à l'époque pour signifier le camp d'Auschwitz-Birkenau. En fait, l'auteur et sa petite soeur ne sont pas déportés en Allemagne, mais sont bien restés en France, dans le camp de concentration de Drancy, qui regroupait adultes et enfants avant leur départ pour les camps d'extermination. En effet, " les enfants avec lesquels nous étions depuis notre arrestation, et dont nous aurions dû partager le sort, ont quitté Drancy le 6 novembre 1942 par le convoi n°42 et ont été gazés dès le arrivée à Auschwitz le 8 novembre, à la fin du voyage... " Par contre, le père de Moscovici, ses grands-parents et deux de ses trois oncles y furent déportés et y périrent...
    Le titre Voyage à Pitchipoï n'est donc pas très justifié, étant donné que les deux enfants n'y ont pas été. Mais Drancy n'était que l'anti-chambre de Pitchipoï... L'auteur l'écrit lui-même : " On était toujours un peu en partance pour Pitchipoï. " Ce titre sonne comme une hyperbole pour figurer l'horreur de la guerre vécue par l'auteur et sa petite soeur.

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  • Commentaires

    1
    justine herbap
    Dimanche 27 Mars 2011 à 20:29
    jais lu se livre il a etais vraimment superbe
    2
    l'inconnu
    Mercredi 28 Septembre 2011 à 19:33

    tres beau livre

    3
    g
    Samedi 12 Novembre 2011 à 11:16

    ts

    4
    d
    Samedi 12 Novembre 2011 à 11:17

    bien

    5
    mooii
    Samedi 24 Décembre 2011 à 09:42

    nnul

    6
    S
    Vendredi 30 Décembre 2011 à 14:34
    J ai Lu ce livre il m a touche. Un très bon livre pour commencer cette nouvelle année :)
    7
    lolitita
    Vendredi 9 Mars 2012 à 20:44

    j'ai trouvé l'auteur un peu détacher de ce qu'il disait mais sinon c'est un bo témoignae des horreur commise durant la guerre!

    8
    Le moi
    Samedi 5 Mai 2012 à 10:02

    Très beau livre , bien raconté , touchant , quand on le lit la première fois on a envie de le finir pour savoir la fin mais la deuxième fois n'est plus aussi passionnante ..

    9
    Dimanche 6 Mai 2012 à 13:25

    Cocou,Escargot rouge je voulais te poser plusieurs questions par rapport au livre si possible peut tu me répondre au plus vites'il te plaît.

    1.La présence d ce préambule exprime une intention implicite.Quel message l'auteur veut-il nous transmettre à travers le souvenir évoqué?(page 17)

    2.Sur quels aspects de l'idéologie nazie insiste l'auteur ?(premier chap.)

    3.Quel connecteur logique vient cependant annoncer l fin de ce bonheur?(deuxieme chap)(page 26)

    (page 29 a 41)par quel evenement se manifestent lantisemitisme et le regime de vichy des le debut de l'Occupation?

    Merci à toi. 

    10
    Dimanche 11 Novembre 2012 à 16:06
    NUUUUUUUUUUUUUUUUUUL!
    11
    tyty
    Jeudi 27 Février à 18:10

    nul a c****


     

    12
    pc
    Jeudi 27 Février à 18:11

    sleepzzzzzzzzzzzz

    voila c tout

     

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